Culturisme : muscler son corps à l’extrême

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Mensurations d’Arnold Schwarzenegger : 144 cm de tour de pectoraux, 86 cm de tout de taille, 72 cm de tour de cuisse et 55 cm de tour de biceps. Ce corps hors normes lui a permis de gagner 5 fois le titre de Mister Univers et 7 fois le titre de Mister Olympia, la compétition ultime de la discipline.

Arnold est le symbole même du culturisme.

Qu’est-ce que le culturisme ? Définition

Dans le mot culturisme, il y a “cultur” au sens “cultiver” ou “construire” son physique.

On confond souvent le culturisme avec l’haltérophilie tandis que les objectifs ne absolument pas les mêmes. L’haltérophilie accorde autant d’attention à la force physique qu’à la technique, alors que le culturisme est purement esthétique, il ne vise pas la force, mais la taille et la forme des muscles du corps.

Comment les muscles se développent ?

Pour développer au maximum leur muscles, les culturistes suivent une stratégie bien précise qui a pour principe de détruire la structure du muscle pour mieux la reconstruire et la remodeler.

Au moyen de machines ou d’haltères, le culturiste fait plusieurs séries de levées de poids pour augmenter au fur et à mesure sa résistance. En se contractant, le muscle brûle de plus en plus de sucre, libère de l’énergie et se fatigue. Le culturiste s’impose des séries d’exercices pour ne pas donner le temps au muscle de récupérer complètement et pour l’obliger à compenser.

À force de faire des exercices de musculation, de petites lésions vont se créer au niveau des fibres musculaires. Ces fibres se déchirent et le sang va apporter les éléments qui vont permettre de réparer, reconstruire ces fibres musculaires et même d’en augmenter le nombre tout en cicatrisant. À chaque séance, les muscles du culturiste s’adaptent après l’effort et se développent de plus en plus, c’est ce que l’on appelle la prise de masse.

Aniéla Fik est culturiste depuis une vingtaine d’années et vient de se qualifier pour les championnats du monde il y a 2 semaines (mi-mai 2017). Championne de France Woment’s Physique 2016, voici une vidéo Youtube d’une de ses séances d’entrainement à la salle de sport :

Culturisme et alimentation

Pour réparer et développer le muscle, ces sportifs ont besoin de suivre un régime alimentaire très strict. Au départ le régime alimentaire est hyper calorique, plus de sucre, de glucides donc, pour permettre aux muscles de travailler, puis pour qu’ils prennent du volume le régime va devenir hypo calorique, il contient donc moins de sucre, mais plus de protéine qui vont servir de briques de construction aux muscles.

Selon les phases de préparation, les hommes doivent consommer plus de 5 000 Kcalories , soit plus du double d’une alimentation normale et les femmes doivent consommer entre 3 000 et 3 500 Kcalories (plutôt 2 000 en temps normal), selon le gabarit.

Une consommation qui suit des règles bien précises comme l’explique Aniéla, notre championne, dans cette vidéo :

Conseil : Ne vous lancez pas seuls dans un régime alimentaire aussi drastique sans vous faire accompagner d’un médecin, vous pourriez prendre des risques pour votre santé. Beaucoup d’adolescents se lancent seuls dans des régimes alimentaires hyperprotéinés.

Grâce à ce régime alimentaire très précis distillé en plusieurs repas quotidiens, les muscles se développent au bout de 3 à 6 mois et la masse graisseuse diminue.

À ce stade, les athlètes entament une période de sèche ou séchage, durant laquelle ils diminuent les lipides et les glucides pour que les muscles apparaissent plus saillants.

Culturisme et dopage

Comme dit dans la vidéo, le culturisme, comme de nombreux sports, n’échappe pas au dopage. Régulièrement lors de contrôles anti-dopage des culturistes sont éliminés, déclassés ou privés de compétition pendant 2 ans.

Les produits utilisés sont souvent des anabolisants, c’est-à-dire des substances qui stimulent le développement des muscles. Le problème est que le cœur est un muscle et à long terme il risque de devenir trop gros et se fatigue plus vite.

En plus des pathologies cardiaques, le dopage a d’autres effets négatifs sur le foie ou les organes génitaux. La production de testostérone diminue et cela s’accompagne même d’une atrophie des testicules et d’un risque réel d’infertilité chez les hommes.

Le recours à ces produits dopants est moins fréquent chez les femmes, car ils ont tendance à modifier leur morphologie en les virilisant.

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